Agence Soudanaise de Presse (SUNA)

 

Khartoum, 16 Juillet (SUNA) - L'industrie du cuir est un élément majeur du marché mondial du commerce depuis des milliers d'années, comme certains prétendent même qu’il peut être la deuxième plus ancienne profession dans le monde.

Aujourd’hui, elle est sans aucun doute devenue une industrie d’une grosse importance sur le niveau international. En un an, plus de 23 milliards de pieds carrés de cuir sont produits pour une valeur de 45 milliards de dollars.

Cependant, l’industrie n’a pas été affectée depuis sa création, mais elle a connu de nombreux changements et conséquences importantes, spécialement au cours des 20 à 30 dernières années.

 

Industrie du cuir au Soudan:

Le Soudan obtient une richesse animale estimée à environ de 140 millions de têtes de bovins, de moutons, de chèvres et de chameaux, en plus des animaux sauvages et autres reptiles, que leurs peaux sont utilisées dans diverses industries du cuir.

Les produits de cuir sont connus au Soudan depuis de temps anciens, comme l'ont montré les fouilles et les inscriptions sur les sites archéologiques de Musawarat et Bejrawiya, au nord de Khartoum.

Les pantoufles de cuir étaient connues il y a 5,000 ans dans le Royaume de Merowe, et le tannage du cuir et les produits de cuir sont devenus souvent une partie de la civilisation Soudanaise. Le cuir était utilisé dans de nombreux aspects de la vie.

Les industries modernes du cuir ont commencé au Soudan en 1945, après l'ouverture d'une tannerie et d'une usine de chaussures dans la capitale Khartoum. Trois grandes tanneries gouvernementales ont été successivement établies dans les années soixante et soixante-dix du siècle dernier, à savoir la Tannerie du Nil Blanc, la Tannerie de Khartoum et la tannerie de Gezira.

 Les cuirs Soudanais se distinguent par sa haute qualité en raison de sa durabilité, de son tissu solide et de sa composition fibreuse. Malgré les nombreuses utilisations du cuir au Soudan, l'industrie des chaussures, en particulier celle traditionnelle, représentent le plus grand consommateur de plus que toutes les autres industries du cuir.

 

Le développement de l'industrie du cuir au Soudan :

Le projet de développement de l'industrie du cuir et de ses produits au Soudan a été commencé par l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (UNIDO) entre 1967 et 1990 et a joué un rôle clair dans l'amélioration de la qualité des peaux brutes produites, l’établissement de plusieurs abattoirs dans tout le Soudan, la formation des techniciens et des écorcheurs du cuir, l'amélioration du commerce et des exportations du cuir conformément aux normes et spécifications internationales.

En plus de la présence d'un certain nombre d'établissements de formation et de recherche appliquée dans le domaine du cuir et des produits de cuir, tels que le Centre National pour l'Amélioration du Cuir à Omdurman, le Centre National pour la Technologie du Cuir à Khartoum, l'Incubateur Technologique pour le Développement de l'Industrie du Cuir et des Produits de Cuir à Khartoum Nord.

 

Économie de l'industrie du Cuir au Soudan:

Le secteur des industries du cuir au Soudan peut contribuer à fournir le trésor public d'environ de 400 millions de dollars par an, avec la levée de certains obstacles afin de fournir les ingrédients de l'industrie, qui sont représentés dans les éléments suivants:-

1/ L'existence d’un gros bétail et la bonne qualité du cuir soudanais.

2 / La demande mondiale continue.

3 / Le besoin accru de consommation de viande (interne et externe).

4 / L'existence d'un certain nombre d'abattoirs, de tanneries modernes et d'ateliers de travail de fabrication de produits de cuir.

5 / La présence d'un certain nombre d'agences réparties dans les villes et villages du pays.

6 / L'existence de nombreuses sources de production de cuir au Soudan des abattoirs et de l'abattage saisonnier d’Eid Al-Adah, qui sont estimés entre (1,5) et (3,2) millions de pièces.

7 / L'existence des institutions qui observent et encouragent le développement du secteur du cuir.

8 / La disponibilité des lois, des législations et des normes qui contrôlent et réglementent le commerce du cuir.

 

Les défis:-

Cependant, malgré les composantes susmentionnées, le secteur du cuir au Soudan a beaucoup diminué ces dernières années, car il ne contribue qu'à environ de 60 millions de dollars par an, en raison de plusieurs facteurs, dont certains sont internationaux et d'autres internes, représentés dans les suivants:-

1 / Arrêt de 70% des tanneries opérationnelles en raison de l’absence des  infrastructures, de négligence claire et du manque de financement.

 2 / L'absence ou la non-mise en œuvre de plans stratégiques dans l'industrie du cuir a eu un impact direct sur la faible productivité et par conséquent l'absence des marchés mondiaux.

3 / les frais et taxes exorbitants ont conduit à l'arrêt de nombreuses usines de chaussures et obligeant leurs propriétaires à les transformer en petits ateliers de travail.

4 / Environ de 90% des matières premières pour l'industrie du cuir sont importées de l'étranger, ce qui entraîne à son tour une augmentation des prix des produits locaux.

 5 / L'exportation de peaux brutes entraîne une perte de valeur ajoutée, chose qui affecte l'économie nationale et l'augmentation du taux de chômage.

 6 / des quantités considérables de produits de cuir sont passées en contrebande vers les pays Africains où se trouvent d'importantes industries manufacturières.

 7 / La faiblesse de la demande mondiale de cuir due à la pandémie de Coronavirus, qui a affecté négativement le gaspillage de grandes quantités de cuir coïncidant avec la suspension de nombreuses tanneries au cours des deux dernières années.

8 / Le manque de magasins équipés pour stocker le cuir pour plusieurs années jusqu'à ce que le marché mondial récupère.

 

Recommandations:-

1 / Revoir les taxes imposées sur la production et la fabrication de viande et de cuir.

2 / Stopper l'exportation des peaux brutes avec l'application des chaînes de valeur ajoutée afin d'augmenter les revenus d'exportation à 400 millions de dollars pour relancer le marché du travail à travers une vision stratégique jusqu'en 2027.

 3 / Maximiser l'utilisation des institutions pour la formation des écorcheurs et développer l'industrie du cuir, promouvoir la culture de la standardisation et profiter des peaux d'Eid Al-Adha et réduire le déchet.

 

Agence Soudanaise de  Presse (SUNA)

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